L'économie a besoin d'entreprises pour prospérer et assurer des emplois. Toutefois le discours politique en faveur des entrepreneur·euse·s ne s'est toujours pas concrétisé par une réforme pourtant annoncée du statut des indépendant·e·s. C'est ce que souligne Alexa Ballmann, vice-présidente de la Fédération des artisans, dans cette carte blanche.
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Le Luxembourg veut davantage d’esprit d’entreprise : plus de créations, plus d’initiatives, plus de personnes prêtes à prendre des responsabilités. Mais celles et ceux qui franchissent réellement le pas le constatent vite : l'éloge politique de l’entrepreneuriat va beaucoup plus loin que la protection accordée aux indépendant·e·s.
En tant que vice-présidente de la Fédération des Artisans, je rencontre régulièrement des femmes et des hommes qui vivent pour leur entreprise. Ils·Elles investissent leur argent, embauchent et répondent de leurs décisions. Lorsque la situation se dégrade, ils·elles se demandent d’abord comment payer les salaires et les factures – et seulement ensuite si quelqu’un peut les aider. Cela fait partie de la responsabilité entrepreneuriale. Mais responsabilité ne doit pas signifier protection au rabais.
La pandémie aurait dû marquer un tournant. Elle a montré que de nombreux dispositifs étaient conçus avant tout pour les salarié·e·s et que l'État a dû improviser des aides pour les indépendant·e·s qui avaient la chance d’être éligibles. À l'époque, tout le monde promettait d’en tirer les leçons. Six ans plus tard, les indépendant·e·s attendent toujours.
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