Qui peut recevoir l'indemnité de reclassement ?

Par Camille Frati, Lex Kleren, Misch Pautsch

Chaque année, plus de 2.400 salarié·e·s doivent être reclassé·e·s car ils·elles ne peuvent plus exercer leur métier. Quasiment tou·te·s celles et ceux qui ne restent pas dans leur entreprise devraient pouvoir toucher une indemnité d'après le projet de loi déposé par le ministre du Travail. Toutefois les syndicats espéraient une réforme plus large du reclassement.

La politique est ingrate : lorsque le gouvernement tarde à légiférer, il est fustigé, et s'il se montre réactif, il est soupçonné de bâcler le travail. C'est le reproche qui pend au nez de Marc Spautz (CSV) dans un dossier totem pour les syndicats : le reclassement professionnel et plus précisément l'indemnité forfaitaire de reclassement. 

Celle-ci a connu un regain de notoriété si ce n'est d'attention lorsque la Cour constitutionnelle, dans son arrêt du 24 octobre 2025, a jugé que l'inégalité de traitement entre salariés reclassés portée à sa connaissance "met en cause l'intégralité du mécanisme conjuguant reclassement et indemnité forfaitaire", comme relaté dans un précédent article du Journal. Le gouvernement a pour devoir de corriger promptement la législation épinglée par la Cour constitutionnelle et c'est ce qu'a fait M. Spautz en déposant mi-juillet deux amendements validés en conseil de gouvernement. Comme il l'avait indiqué au Journal en février, "il faut s'accorder sur les amendements avant la fin de cette année, parce que cela devient difficile au niveau des procédures de réaliser avant les prochaines élections législatives les projets de loi qui ne seront pas déposés avant décembre."

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