Le reclassement professionnel, l’autre champ de bataille des syndicats

Par Camille FratiMisch PautschLex Kleren

Une autre urgence s’est ajoutée à l'agenda social déjà chargé du ministre du Travail alors que la Cour constitutionnelle s’est prononcée sur une incohérence de la législation sur le reclassement professionnel. Le ministre se contentera-t-il d’amendements ou lancera-t-il la réforme en profondeur réclamée par les syndicats ?  

Un ouvrier du bâtiment qui ne peut plus porter de charges lourdes, une secrétaire qui ne peut plus rester assise derrière son écran toute la journée, une femme de ménage rendue malade à force de respirer les vapeurs toxiques des produits nettoyants : quel que soit le secteur d'activité, toutes les personnes qui travaillent peuvent être amenées à ne plus pouvoir rester à leur poste pour des raisons de santé. C'est à cela que sert le reclassement professionnel, introduit dans le code du travail luxembourgeois par la loi du 25 juillet 2002 concernant l’incapacité de travail et la réinsertion professionnelle. "Le reclassement a été inventé dans le cadre de la table ronde sur les pensions", rappelle Carlos Pereira, membre du comité exécutif de l'OGBL. "Beaucoup de problèmes soulevés lors de la tripartite concernaient la définition de l'invalidité, de l'aptitude ou l'inaptitude au travail. Dans sa philosophie de base, c'était une bonne idée qui a aidé beaucoup de monde mais qui a été écrite trop vite." En témoignent les multiples refontes plus ou moins substantielles. La dernière réforme d'envergure date de 2016 et encore quelques mesures ont été modifiées fin 2020.

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