Parler non pas de l'agriculture, mais avec elle

Par Christian BlockLex Kleren Changer en allemand pour l'article original

Tous les agriculteur·rice·s veulent contribuer à la chaîne d’approvisionnement en eau potable. Cependant, les interdictions et les restrictions qui s'appliquent dans les zones de protection, l'insuffisance des compensations et l'augmentation des coûts administratifs contraignent les exploitations. Au lieu d'une approche «Top Down», les exploitant·e·s veulent un dialogue sur un pied d’égalité. Trois rapports d'expérience.

La protection des réserves d'eau potable existantes du pays devient de plus en plus importante compte tenu des changements climatiques attendus. C'est ce qu'expliquait le Lëtzebuerger Journal dans un article publié à la mi-février. Mais quelle est la position réelle du secteur agricole, qui a un rôle particulier à jouer dans la protection de l'eau potable ? Nous avons posé la question à trois entreprises du secteur.

« Nous devons montrer ce que nous faisons »

Lorsque le nouveau hall sera mis en service, Serge Boonen aura fait un grand pas vers son objectif. À l'avenir, jusqu'à 380 vaches fourniront du lait dans sa ferme de Waldbillig. La transition d'une exploitation mixte à une exploitation purement laitière, comprenant également la progéniture et la production de nourriture sera alors pratiquement achevée. « Par rapport à d'autres pays, le Luxembourg est très en retard en matière de spécialisation », constate l'ingénieur agronome. Serge Boonen est persuadé que cette tendance va se poursuivre et que la ferme mixte classique, qui produit à la fois du lait, de la viande et du colza ou du blé panifiable, est un modèle révolu.

Avec une superficie totale de 350 hectares, l'exploitation, qui s'est développée en fusionnant au fil des années, fait partie de la catégorie des plus grandes exploitations (100 hectares ou plus) du pays, selon le Statec. C'est également la seule catégorie qui a connu une croissance au cours des dernières décennies. Serge Boonen gère le fonctionnement quotidien de l'exploitation avec son père Louis, et Marc Pinnel, qui ont fusionné leurs exploitations en 1985, ainsi que les employés (trois postes et demi).

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