Le naufrage de cette étude réputée a fait des vagues dans le monde des avocats. Mais il a aussi laissé des client·e·s sur le carreau. L'une de ces infortuné·e·s se démène depuis l'été dernier pour récupérer les honoraires avancés à une avocate de l'étude placée en liquidation judiciaire. En vain.
Imaginez un divorce conflictuel, mêlant griefs personnels et professionnels, qui s'éternise – et ajoutez à cela la liquidation judiciaire du cabinet d'avocats que vous avez mandaté et qui vous a ponctionné près de 20.000 euros d'honoraires. C'est l'enfer que vit Géraldine (nom modifié par la rédaction), lancée dans une course éperdue pour que lui soient remboursés ces honoraires. Car en août dernier, elle a enfin reçu le courrier du service de l'assistance judiciaire l'informant de son droit à l'assistance judiciaire totale pour les frais d'avocat engagés au titre de sa procédure de divorce. Une bonne nouvelle pour celle qui a dû vendre voiture et bijoux de famille pour s'acquitter de sa dernière facture en date auprès de Bonn & Schmitt, pressée par son avocate sous un faux prétexte.
Mais lorsqu'elle contacte le cabinet pour obtenir son remboursement, personne ne répond. Son avocate est injoignable. C'est seulement en consultant l'annuaire en ligne du Barreau qu'elle découvre une discrète inscription à côté du nom du cabinet : "sous administration provisoire". Le Journal a déjà relaté le naufrage de ce cabinet réputé dans un précédent article. Plusieurs mois plus tard, où en est le combat de Géraldine pour récupérer son dû ?
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