"Je ne me fixe aucune limite"

Par Pascal SteinwachsLex Kleren Changer en allemand pour l'article original

Sarah Mandres, qui compte désormais parmi les voix les plus intéressantes de la jeune scène artistique luxembourgeoise, ne cherche pas à plaire avec son art, mais à susciter la réflexion. Elle nous a notamment confié pourquoi elle se considère actuellement en pleine "puberté artistique".

Lorsque nous arrivons à Verlorenkost, par l'un de ces après-midi infiniment ensoleillés dont cet été caniculaire nous gratifie en abondance, Sarah Mandres nous attend déjà. Comme quelque 40 autres artistes, l'Eschoise a elle aussi installé son atelier ici, dans l'ancienne caserne de gendarmerie, désormais utilisée par l'Association des Artistes Plasticiens du Luxembourg.

Celui-ci est plutôt petit, ce qui n'empêche pas les toiles, panneaux de bois, outils, moules en plâtre et objets de s'y empiler, susceptibles de devenir un jour des œuvres d'art ou des éléments d'une installation. Peu après, nous visitons également l'exposition collective Common Ground, située à quelques pas de là, dans les Rotondes, où Sarah Mandres participe à la sixième édition de la Triennale Jeune Création Luxembourg et Grande Région avec son installation Baby Boom Bumm, qui suscite déjà de nombreuses discussions.

"Sans l'art, je ne peux tout simplement pas vivre. Je fais de l'art depuis que je suis toute petite", nous dit d'emblée cette femme de 38 ans, que nous avions d'ailleurs déjà interviewée il y a quatre ans – à l'époque à l'occasion d'une exposition du collectif d'artistes Cueva.

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