Face à la transition écologique, l’industrie à tâtons

Par Camille FratiLex KlerenMisch Pautsch

À peine relevées de la crise du Covid-19 et frappées de plein fouet par la crise énergétique, les entreprises industrielles ne perdent pas de vue leur mutation dans le contexte de la transition écologique. Une mutation plus ou moins profonde selon les secteurs.

La décennie 2020 s’avère déjà éprouvante pour les entreprises après la lente reprise qui a suivi la crise financière de 2008. Beaucoup ont fonctionné au ralenti voire arrêté toute activité pendant le confinement du printemps 2020, la remise en marche de l’économie mondiale a provoqué un engorgement logistique (dont le Lëtzebuerger Journal s’est fait l’écho) et en a également pâti, avec une crise énergétique qui menaçait déjà fin 2021 et s’est aggravée avec la guerre en Ukraine et ses conséquences pour les importations de gaz russe (lire aussi notre article sur les tenants et aboutissants de la crise énergétique). Tout ceci sur fond de transition écologique déjà engagée pour certaines, à venir pour d’autres – et pas le moindre des défis qu’elles doivent relever.

« C’est un sujet d’actualité depuis longtemps et il le restera encore », confirme Jean-Paul Olinger, directeur de l’Union des entreprises luxembourgeoises. « Le Luxembourg a affiché dans son plan national intégré en matière d’énergie et de climat (PNEC, ndlr) des objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre à l’horizon 2030, il s'agit maintenant de les concrétiser. Bien entendu, la crise du Covid-19 hier et la guerre en Ukraine aujourd'hui, avec l’inflation que l’on connaît, ont rendu tous ces exercices plus difficiles car les résultats des entreprises ne sont pas aussi solides qu’avant la pandémie. Une partie des ressources financières que les entreprises voulaient consacrer pour financer la transition écologique ne sont simplement plus là. Les entreprises tentent de survivre face à ces crises successives ; ce qui par défaut impacte la dynamique des projets de transition énergétique. Il faut voir dans quelle mesure ils peuvent être remis sur les rails. » Une position que ne partage pas Nancy Thomas, directrice d’Inspiring more sustainability (IMS). « Je n’ai pas l’impression que la crise énergétique impacte les sujets de la durabilité, au contraire. »

Accédez à la suite du contenu.

  • Abonnement annuel

    168,00 €
    /an
  • Abonnement mensuel

    15,50 €
    /mois
  • Zukunftsabo pour abonné·e·s en-dessous de l'âge de 26 ans

    90,00 €
    /an

Avez-vous déjà un compte ?

Connectez-vous
Pour ne rien manquer, inscrivez-vous à la newsletter.

Pour finaliser l'inscription, cliquez sur le lien indiqué dans l'e-mail que nous venons de vous envoyer. Vérifiez également votre dossier de courrier indésirable ou spam, en cas de doute. La mise à jour de votre profil Journal peut prendre quelques minutes.

Une erreur est survenue lors de ton inscription à la newsletter. Tu peux nous contacter à abo@journal.lu.

Suivant

Wie Kindern das Glücksspiel antrainiert wird