
Le poids diplomatique du Luxembourg s'affirme d'année en année. Une voix qui porte de plus en plus loin mais de moins en moins à l'intérieur de ses propres frontières.
Indépendant depuis à peine deux siècles, le Luxembourg s'est constamment employé à conjurer sa taille modeste en s'alliant avec ses voisins. Une alliance imposée dans la Confédération germanique avant que le Grand-Duché soit réellement maître de ses rapprochements au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, au sein du Benelux d'abord et des communautés européennes par la suite.
Au cœur de l'Europe des 6 jusqu'à celle des 27, le Grand-Duché a trouvé un terrain de jeu naturel sur lequel il évolue à son aise et parle à chacun d'égal à égal. Une configuration idéale dans laquelle les petits pays s'avèrent précieux pour intercéder, négocier, jeter des ponts lorsque les pays plus vastes – oserons-nous dire plus arrogants ? – oscillent toujours entre coopération et rivalité. Ce n'est pas un hasard si le Luxembourg a donné trois présidents de la Commission à la construction européenne.
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