Éditorial - Un "compromis" sur le salaire minimum et ses conséquences
Par Christian Block Changer en allemand pour l'article original
C'est précisément à Pâques que la résurrection du dialogue social sur le salaire minimum échoue. Les négociations à venir, comme l'organisation du temps de travail, n'en seront guère facilitées, d'autant que les syndicats menacent déjà de se mobiliser.
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Lorsque le gouvernement a convoqué vendredi dernier la presse au ministère d'État dans la demi-heure, celle-ci devait s'attendre à une annonce importante. Et comme on savait que le ministre du Travail Marc Spautz (CSV) allait rendre compte le matin même à ses collègues ministres des rencontres bilatérales avec le patronat et les syndicats quelques jours plus tôt, on pouvait s'attendre à ce que le briefing porte sur le salaire minimum, ce qui s'est finalement avéré être le cas.
Mais la montagne a accouché d'une souris : le gouvernement n'a fait que confirmer l'application des mécanismes existants. Dans le cadre de l'ajustement bisannuel à l'évolution des salaires, le salaire minimum augmentera de 3,8% (105 euros) au 1er janvier. Avec la prochaine tranche indiciaire attendue avant l'été (+2,5%), cela représente une augmentation d'environ 170 euros à partir de 2027.
Le gouvernement a ainsi voulu démontrer sa capacité d'action et a accepté volontiers, comme de nombreux gouvernements avant lui, que la "compensation" du salaire minimum soit perçue par beaucoup comme une véritable "augmentation". Paradoxalement, on a eu l'impression que les mécanismes solidement ancrés du salaire minimum avaient même été mis à disposition sous le gouvernement CSV-DP – et qu'il fallait maintenant les défendre politiquement.
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