Pour maximiser leurs chances de maternité dans le futur, certaines femmes font appel à la congélation de leurs ovocytes. Un acte qui est impossible à réaliser au Luxembourg, d’autant qu’il n’est pas à la portée de toutes les bourses. Deux jeunes femmes ont bien voulu témoigner de leur expérience.
Que faire quand les années passent et qu’un partenaire sérieux ne s’est pas encore présenté ? Que la grossesse tant attendue tarde à venir ? Pour les femmes, c’est la course contre la montre. Celles qui veulent devenir maman n’ont pas de temps à perdre. Les médecins sont formels, après 35 ans la fertilité décline. Certaines femmes sont mieux dotées que d’autres, encore faut-il en être conscient·e. La congélation d’ovocyte est une solution qui permet en théorie de repousser l’âge fatidique où il ne sera plus possible de tomber enceinte « naturellement ». Une option que prennent certaines, mais il faut bien en comprendre les enjeux, et surtout la non-garantie de résultats. Explications.
Camila Matheus est une brésilienne de bientôt 39 ans. Elle qui a toujours voulu des enfants n’a pas encore trouvé de partenaire de vie prêt à fonder une famille avec elle. Après des mois de réflexion et le Covid-19 qui a ralenti le processus, Camila a pu faire congeler ses ovocytes en attendant des jours meilleurs. Une option qu’elle n’a pas choisi le cœur léger : « Je ne voulais pas le faire au départ, cela représente beaucoup d’argent et de stress. Mais j’ai des amies qui l’ont fait et elles m’ont mis la pression, ‘si tu veux vraiment des enfants il faut que tu le fasses’, et ça n’a pas été facile de trouver les bonnes informations ». Camila se tourne vers les groupes spécialisés sur les réseaux sociaux qui lui recommandent une clinique à Bruxelles : « Les médecins à Luxembourg ne sont pas très confiants dans cette méthode et sont plutôt dissuasifs, ils disent que cela ne marche pas très bien », raconte-t-elle. En effet, l’opération ne garantit pas une grossesse plus tard.
Pas prévu par la CNS
La congélation d’ovocytes est possible pour les femmes au Luxembourg uniquement pour raisons médicales, la CNS ne prévoit en effet pas de « code » de facturation, un problème surtout administratif estime Dr Caroline Schilling, cheffe de service clinique du service national de procréation médicalement assistée (PMA) au CHL. La technique de cryopréservation ovocytaire fait entre autres partie des options de préservation de la fertilité pour les femmes atteintes de cancer. Elle est proposée de façon quasi systématique dans nos pays voisins et commence enfin à se développer aussi au Luxembourg. Aujourd'hui, parmi les différentes techniques de la préservation de la fertilité, la congélation d'ovocytes pour les patientes atteintes de cancer se fait au CHL, cela afin d’augmenter les chances de pouvoir être enceinte une fois guéries du cancer.
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