Révision générale d'une mesure de protection

Par Christian BlockLex Kleren Changer en allemand pour l'article original

Des milliers de personnes au Luxembourg dépendent de quelqu'un d'autre pour prendre des décisions pour elles ou avec elles - pour leur propre protection. Les professionnel·le·s du secteur ne sont pas les seul·e·s à attendre beaucoup de la modernisation de la législation sur la tutelle, annoncée par le gouvernement depuis des années.

Lorsque Nico Roesgen s'est présenté au tribunal pour demander la tutelle de son fils adulte Luc, il avait imaginé les choses différemment. « J'ai regretté que le processus soit comparativement maigre. En fait, vous n'obtenez pas beaucoup d'informations. Même pas plus tard », raconte le septuagénaire.

La famille Roesgen, c'est Monique et Nico avec leurs sept enfants, plus Luca, 20 ans, qui a été placé chez eux. Le couple a adopté cinq enfants au fil des ans, dont trois étaient handicapés. Nico Roesgen est le tuteur de Luc (36 ans), Daniel (35 ans) et Anouchka (21 ans). Pour le couple, il est clair que la « tutelle » est le bon instrument pour protéger leurs enfants, car ils sont facilement influençables. Par exemple, la loi prévoit qu'un contrat signé sans le consentement du·de la tuteur·rice peut être résilié sans frais supplémentaires pour la personne concernée.

En pratique, la gestion de la tutelle ne pose pas beaucoup de problèmes à Nico Roesgen. Les deux plus âgés, Luc et Dan, tous deux âgés d'une trentaine d'années, vivent en institution. S'ils partent en vacances ou si une vaccination doit être administrée, comme c'est actuellement le cas contre le Covid-19, ou si un traitement médical est nécessaire, le·la tuteur·rice doit donner son autorisation. Néanmoins, Nico Roesgen se réjouit de l'existence d'un point de contact ou même d'une brochure dans un langage facile à comprendre qui pourrait apporter des réponses aux nombreuses familles dans lesquelles un·e cohabitant·e, un·e des enfants, un frère ou une sœur se consacre à cette tâche. Si une personne perçoit le revenu Revis et vit dans une institution, la question est relativement simple et facile à gérer. Si, en revanche, une personne est riche et possède peut-être un ou deux biens immobiliers, « il faut alors faire attention à ce que l'on fait », souligne Nico Roesgen. Après tout, il est important de protéger les intérêts de la personne en question. Par exemple, quelle procédure est prévue au cas où il arriverait un jour quelque chose à Nico Roesgen. Ou que se passe-t-il si l'un des enfants tombe soudainement gravement malade et que la question se pose de savoir s'il faut recourir à des mesures de maintien en vie. « Est-ce que je peux prendre cette décision ? », se demande le retraité. C'est une situation qui pourrait potentiellement créer un dilemme entre le rôle du père, qui veut voir son enfant sauvé d'une possible agonie, et celui du·de la tuteur·rice.

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