Lviv : dans les coulisses de l'Ukraine

Par Philippe Schockweiler Changer en anglais pour l'article original

L'action résiliente de la société civile, construite de bas en haut plutôt que de haut en bas, aide l'Ukraine à endiguer l'effort de guerre et à planifier un avenir pacifique et durable. Pour la courageuse société civile de Lviv, peu importe l'ampleur du défi. Le Lëtzebuerger Journal s'est rendu dans la capitale clandestine de l'Ukraine, Lviv, pendant la Pâque orthodoxe, et a parlé à Victor Artemenko.

Avant de devenir une ville d'Ukraine occidentale, Lviv était un centre d'affrontements culturels, ethniques et religieux. Située dans la Galicie historique, Autrichien·ne·s, Allemand·e·s, Polonais·e·s et finalement Ukrainien·ne·s se sont battus pour la « ville des lions ». Après la désintégration soviétique, la ville est retombée aux mains des Ukrainien·ne·s en 1991. Aujourd'hui, Lviv abrite d'importantes parties du secteur informatique ukrainien et constitue le cœur et les poumons logistiques officieux de l'Ukraine. En effet, Lviv est le point d'entrée de la plupart de l'aide militaire et humanitaire pour toute l'Ukraine, puisque les ports du sud sont bloqués par la marine russe et que la supériorité aérienne de facto de la Russie rend les transports aériens stratégiques pratiquement impossibles. Nous faisons une pause avec plusieurs défenseur·euse·s ukrainien·ne·s depuis la petite ville frontalière de Shehyni jusqu'à la ville de Lviv, à travers des rues de villages brumeuses et pleines de nids de poule, chacun·e ayant des barricades faites de pneus en caoutchouc et de blocs de béton à l'entrée des villages. La guerre commence visiblement juste de l'autre côté de la frontière.

Lviv est différente des années précédentes : La riche architecture historique autrichienne, polonaise et ukrainienne ne peut briller à travers le brouillard invisible de la guerre, qui recouvre la véritable beauté de cette ville. La ville culturelle est maintenant le centre de distribution et le point d'expédition de toutes sortes de marchandises. Des dépôts improvisés et cachés dans tout Lviv donnent à la ville le flair d'un roman d'espionnage de John Le Carré. On y voit des silhouettes camouflées surgir derrière des murs de barbelés et des arrière-cours peu profondes, échangeant des regards rapides tout en faisant entrer des matériaux dans des camions et des trains, à l'abri des regards, mais accompagnés des sons étouffés des sangles métalliques s'entrechoquant sur les fusils Kalachnikov.

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