Les exclus de la fibre

Par Audrey SomnardLex KlerenMisch Pautsch

L’internet filaire à haute puissance va forcément passer par la fibre. Si les opérateurs mettent le paquet pour que le Luxembourg soit en tête des pays européens en matière de couverture, la réalité est bien différente pour les habitants d’immeubles anciens. Et les sommes en jeu ne sont pas négligeables.

« Vous m’entendez ? », « Non, on ne vous voit pas », « Attendez je coupe la caméra », sont les quelques phrases qui revenaient régulièrement pendant les premières semaines du confinement en 2020. Des dizaines de milliers d’employés de bureau ont été envoyés chez eux, priés de travailler avec l’internet de leur domicile. S’y ajoute le conjoint, l’école à la maison des enfants, et certains se sont aperçus que leur débit n’était pas suffisant pour assurer les réunions en visio qui s’enchaînaient. La connexion internet est devenue un des besoins essentiels, particulièrement en temps de pandémie et de confinement. La bonne vieille ADSL, suffisante pour aller sur les réseaux sociaux et regarder des contenus en streaming, n’était plus assez puissante pour les nouveaux besoins liés au télétravail.

La dernière analyse du « Worldwide broadband speed league » publiée par cable.co.uk plaçait le Luxembourg au 5ème rang mondial pour ce qui est de la connexion Internet. Actuellement le réseau fixe de POST offre par exemple à chaque ménage au Luxembourg la possibilité d’un accès Internet de 20 Mbit/s, 98% de la population est raccordable à un accès Internet de 30 Mbit/s et 95% à un accès Internet haut débit de 100 Mbit/s. D’après les chiffres de l’Institut luxembourgeois de régulation (ILR), le Luxembourg est couvert à 92% avec Internet Très haut débit (Very High Capacity Network – VHCN – 1GBIT). Cela inclut aussi bien la fibre optique que le câble Docsis 3. Si l’on prend seulement en compte la fibre optique, la couverture était de 72% à la mi-2020 pour tout le Grand-Duché. Mais qu’entend-on par couverture de la fibre ?

La connexion à la fibre est pensée en amont

Bonne nouvelle pour les résidences construites récemment, la connexion à la fibre est pensée en amont, le tout assuré par la loi du 22 mars 2017 relative à des mesures visant à réduire le coût du déploiement de réseaux de communication électroniques à haut débit, qui modifie la loi du 16 mai 1975 portant statut de la copropriété des immeubles bâtis. Cette loi prévoit que les nouveaux immeubles doivent être équipés d’une structure physique adaptée au haut débit située à l’intérieur du bâtiment et d’une infrastructure d’accueil.

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