Le poids des loyers

Par Audrey SomnardLex KlerenMisch Pautsch

Cela fait plus d’un an que le secteur de l’Horeca a été frappé de plein fouet par la crise Covid-19. Un avocat a décidé de porter la situation d’un café devant les tribunaux pour faire annuler ses loyers. Un cas qui pourrait servir d’exemple à d’autres qui attendent.

Le monde de l’Horeca était suspendu ces dernières semaines à l’action en justice que Me Frank Rollinger a intenté pour que les cafés soient exonérés de loyers pendant les périodes de fermeture administrative. Ce dernier a interjeté l’appel contre le dernier jugement en date car l’avocat n’est pas d’accord, entre autres, avec la résiliation du bail, telle que prononcée par la juridiction.

A part quelques semaines de répit l’été dernier, des restaurants qui survivent grâce aux livraisons, les cafés sont eux à l’agonie, malgré la réouverture récente sous couvert de test préalable et des terrasses qui compensent un peu la casse. De l’aveu de la Brasserie Nationale lors de leur conférence de presse au début du mois de février dernier, si les propriétaires des murs ont été accommodants lors du premier confinement de mars 2020, la « générosité » des propriétaires a des limites et certains sont loin d’être compréhensifs. C’est donc au cas par cas. Si certain·e·s ont effacé l’ardoise au premier confinement, d’autres se sont contenté·e·s de reporter les loyers à la reprise de l’activité. Pour les cafetier·ère·s qui sont en mode survie depuis maintenant des mois, sans rentrée d’argent à part les aides de l’Etat, le coup est rude. Certain·e·s ont décidé de se retourner contre leur bailleur pour faire annuler les loyers pour cause de fermeture administrative.

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