« Le plus important, c'est que les (petits-) enfants sont là »

Par Laura TomassiniLex KlerenMike Zenari Changer en allemand pour l'article original

Redevenir parents, au moins quelques heures par jour pendant que papa et maman sont au travail… Nombre de grands-parents au Luxembourg prennent en charge la surveillance des enfants - malgré le Covid. La plupart d'entre eux admettent que les petit·e·s peuvent représenter un risque, surtout pour les personnes âgées. Mais cela est dûment accepté car, comme le disent les interlocuteur·rice·s au Lëtzebuerger Journal, rien ne permet de rester jeune plus longtemps que de passer du temps avec ses petits-enfants.

Il est cinq heures du matin. Le réveil sonne chez les Rosens à Oberkerschen. Demy et sa femme Marlies sont à la retraite depuis des années, mais ils ne s’y sont pas encore vraiment bien fait. La raison c’est les petits-enfants, dont le couple s'occupe plusieurs fois par semaine. A quelques mètres de là vit l'un de leurs deux fils, avec femme et enfants. Depuis le salon, Demy et Marlies ont une vue directe sur la maison qu'ils ont eux-mêmes habités. « Le plus grand vient ici le matin et se brosse les dents avec nous, tandis que sa mère prépare sa petite sœur pour la crèche à la maison », explique Marlies.

La femme de 72 ans est habituée à s'occuper de ses petits-enfants puisqu'elle le fait depuis des années maintenant. « L'aîné a maintenant onze ans, et je l'élève pratiquement depuis le début. Avant et après l'école, ainsi qu'à l'heure du déjeuner, les petits viennent chez nous, car les deux parents travaillent. » Le couple n'a jamais envisagé de placer ses enfants dans une crèche ou une maison relais. « Notre fils n'en a jamais voulu car lui et son frère étaient toujours à la maison. Je ne suis jamais allée travailler », explique Marlies. La retraitée est devenue grand-mère très tôt, puisque son premier petit-enfant est né alors que sa mère n'avait que 18 ans. Demy se souvient : « elle avait encore deux ans d'école secondaire à l'époque. Chaque matin, elle tirait son lait à l'école et je récupérais les bouteilles. L'agent de sécurité a toujours trouvé ça très drôle. »

Être chauffeur et enseignant privé

L'ancien architecte d'État, âgé de 73 ans, a été maintenu jeune par les enfants et estime que « si nous ne les avions pas, il nous manquerait quelque chose ». Au début de la scolarité de son petit-fils, Demy a joué le bus scolaire tous les jours avant que l'élève de l'école primaire ne commence à prendre le vrai bus. Aujourd'hui, le « taxi grand-père » n'est utilisé que l'après-midi, lorsqu'il est temps pour les enfants d'aller à l'école de musique. Demy est également responsable des devoirs, même si le retraité a d'abord dû réviser ses connaissances scolaires. « Il faut travailler dur pour se maintenir à niveau, alors je demande toujours aux enseignants quelles sont les nouvelles matières. » Grand-mère Marlies, quant à elle, bachote du vocabulaire français avec sa petite-fille de cinq ans, car ses parents n'ont pas beaucoup de temps pour cela pendant la semaine.

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