"Je suis désormais ministre de la Culture à 110%"
Par Pascal Steinwachs, Mike Zenari Changer en allemand pour l'article original
Lorsque Éric Thill est devenu ministre fin 2023, la nomination de cet ancien bourgmestre de Schieren a d'abord été perçue comme une surprise par beaucoup. C'est avec un enthousiasme manifeste qu'il nous parle de la diversité culturelle et des raisons pour lesquelles il faudrait d'abord se regarder dans le miroir le matin avant de sortir de chez soi.
Quand on se trouve face à Éric Thill, on a toujours l'impression d'être soi-même un peu négligé, tant sa tenue est, une fois de plus, impeccablement soignée. C'est déjà notre deuxième entretien avec le ministre du Tourisme, que nous avions rencontré pour la première fois cinq mois après son entrée au gouvernement. Cette fois-ci, l'entretien n'a pas lieu au ministère de la Culture, sur le boulevard Roosevelt, mais au ministère de l'Économie, au Forum Royal, où M. Thill dispose également d'un bureau en tant que ministre délégué au Tourisme – une demi-douzaine d'étages en dessous de celui du ministre de l'Économie. Il y a encore de la marge…
Lëtzebuerger Journal : Lorsque vous êtes devenu ministre de la Culture en novembre 2023, votre nomination a d'abord surpris bon nombre d'acteurs du monde culturel. Issu de la politique locale, vous aviez étudié la gestion et la gouvernance européenne et n'étiez pas vraiment connu pour être un passionné de culture.
Éric Thill : À l'époque, certaines personnes ont certainement été surprises qu'un jeune ancien bourgmestre devienne ministre. Je n'ai toutefois jamais considéré cela comme négatif, mais plutôt comme positif. Quand on arrive pour la première fois dans un milieu, en l'occurrence le secteur culturel, on commence par écouter et observer beaucoup de choses. Cela permet peut-être ensuite d'adopter une approche un peu plus objective des différents dossiers que quelqu'un qui est actif depuis des décennies dans un secteur ou une branche.
On peut tout à fait voir les choses ainsi…
Il faut six mois pour vraiment prendre ses marques. Pour faire connaissance avec toutes les institutions culturelles. Pour se familiariser véritablement avec les enjeux. Aujourd'hui, je suis ministre de la Culture à 110%. Cela me procure un immense plaisir et c'est un grand honneur d'occuper ce poste. Mais surtout, et c'est là la plus grande joie et ce qu'il y a de plus passionnant dans tout cela, c'est un secteur incroyablement diversifié. Nous avons l'art abstrait, la photographie, le patrimoine culturel, l'archéologie, la danse, la musique, la langue luxembourgeoise et bien d'autres choses encore. C'est grâce à cette diversité que l'on découvre et vit chaque jour de nouvelles choses. On apprend chaque jour quelque chose de nouveau.
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