J’ai deux mots à vous rire - Détrôner l’arène

Par Claude Frisoni

Agacé par la faiblesse des arguments des défenseurs de la corrida, notre chroniqueur a décidé de descendre dans l’arène.

Les voisins de ce curieux pays qui s’appelle la France sont souvent surpris par les débats et polémiques qui régulièrement le rendent encore plus mystérieux. Souvent, les observateurs ont du mal à comprendre comment ces gens apparemment normaux peuvent se disputer sur des sujets parfaitement incongrus. Ainsi, depuis quelque temps, le pays se déchire au sujet d’une coutume absolument marginale, que certains qualifient de tradition et d’autres d’infamie.

Ce débat, capable malgré son caractère insolite de diviser le pays, les partis, les familles et les médias entre pro et anti, comme aux plus beaux jours de l’affaire Dreyfus, concerne pourtant une pratique dont la quasi-totalité des habitants du pays n’a rien à faire. Il s’agit de la corrida, qu’aucun Messin, Lillois, Grenoblois, Brestois ou même Bordelais ne connaît autrement que par ouï-dire.

Que des débats animés aient secoué l’Espagne ou le Mexique à ce sujet, on peut comprendre. Mais dans ce pays hexagonal, personne ou presque ne s’est jamais passionné pour des types qui tuent des bovins. Une méprise due à l’homophonie faisant croire à une agression contre des beaux vins, ce qui est évidemment considéré comme un crime impardonnable.

Accède à la suite du contenu.

  • Abonnement annuel

    174,00 €
    /an
  • Abonnement mensuel

    16,00 €
    /mois
  • Zukunftsabo pour abonné·e·s en-dessous de l'âge de 26 ans

    90,00 €
    /an

As-tu déjà un compte ?

Connecte-toi
Pour ne rien manquer, inscrivez-vous à la newsletter.

Pour finaliser l'inscription, cliquez sur le lien indiqué dans l'e-mail que nous venons de vous envoyer. Vérifiez également votre dossier de courrier indésirable ou spam, en cas de doute. La mise à jour de votre profil Journal peut prendre quelques minutes.

Une erreur est survenue lors de ton inscription à la newsletter. Tu peux nous contacter à abo@journal.lu.

Suivant

Des marchés publics pas encore assez durables