Éditorial - Un 1er mai explosif

Par Camille Frati

Le 1er mai syndical promet d'être incisif pour le gouvernement après une année de dialogue social moribond et à quelques jours de la tripartite énergie. Une nouvelle étape dans l'éloignement grandissant entre le gouvernement et les syndicats.

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Le discours du 1er mai est aux syndicats ce qu'est celui sur l'état de la Nation pour le Premier ministre : un état des lieux et une annonce des mesures à venir. L'occasion pour les syndicats de revenir sur les combats sociaux de l'année passée, de rappeler les points chauds du moment et leurs revendications. Le 1er mai constitue par conséquent un baromètre éloquent des relations sociales et, en l'occurrence, de leur dégradation tangible depuis l'arrivée du gouvernement Frieden au pouvoir – ou plutôt aux affaires.

Le 1er mai 2023, à quelques mois des élections législatives, les syndicats avaient averti les têtes de liste et le futur gouvernement qu'il faudrait compter avec eux et qu'ils défendraient les acquis sociaux, en particulier le régime des pensions. Le 1er mai 2024, le gouvernement prenait encore ses marques, le ministre du Travail s'occupait beaucoup de son autre portefeuille et les syndicats sortaient d'une intense campagne vitale pour eux : celle des élections sociales. Réforme des retraites, crise du logement, justice fiscale étaient évoquées ainsi que la politique internationale. Tour d'horizon classique avec un premier coup de pression sur la défense des pensions.

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