Éditorial - Santé !

Par Pascal Steinwachs Changer en allemand pour l'article original

Alors que le monde s'embrase, le Luxembourg cultive son folklore politique. En effet, à voir toutes les réceptions du Nouvel An, l'actualité nationale semble surtout connaître une chose : le prochain pot.

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Le monde brûle et au Luxembourg – à l'exception de quelques mots onctueux mais complètement vides de sens de la part de notre chef de gouvernement sur l'attaque américaine contre le Venezuela et d'un bref intermède pour présenter une réforme fiscale qui ne devrait pourtant entrer en vigueur, si tant est qu'elle le soit, qu'en 2028 –, l'actualité politique est toujours marquée par les vœux qui n'en finissent pas depuis le début de l'année et qui mettent à nouveau le foie et l'emploi du temps de beaucoup de gens à rude épreuve, après l'avoir déjà été lors des redoutables fêtes de Noël.

Les partis politiques, les ministères, les administrations, les communes, les chambres professionnelles, la Chambre des députés… – tou·te·s s'invitent au pot du Nouvel An. Oui, même la presse a sa propre manifestation, à laquelle elle est invitée par le Premier ministre Luc Frieden, également responsable des médias, et sa ministre déléguée aux médias, Élisabeth Margue. Et les deux ministres font à cette occasion exactement la même chose que leurs prédécesseur·e·s pendant toutes ces années, ou plutôt toutes ces décennies, à savoir promettre haut et fort un meilleur accès à l'information et une réforme de la loi sur les médias, qui semble entre-temps être effectivement en voie d'adoption.

Les vœux de Nouvel An des partis politiques sont bien sûr bien plus pétillants. Là où, il y a quelques années, on se contentait d'adresser des vœux profanes, on assiste aujourd'hui à de véritables discours, parfois même intéressants, même si les militant·e·s continuent de s'intéresser en premier lieu au verre de l'amitié et aux ragots qui s'ensuivent.

Néanmoins, les responsables du parti se montrent souvent presque aussi combatif·ve·s lors de ces manifestations du Nouvel An que lors de leurs congrès, puisqu'ils·elles peuvent dire à leur base respective, de manière brève et claire, ce qu'il en est de la politique du moment, alors que lors de leurs congrès, ils·elles doivent en général subir de longues heures de résolutions de congrès avant de pouvoir prendre la parole.

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