Dix ans de bras de fer

Par Camille FratiLex Kleren

Congé parental, allocations familiales, bourses d’études : le gouvernement luxembourgeois enchaîne les revers devant la Cour de justice de l’Union européenne. Et cherche des trous de souris pour mener la politique qu’il entend, entre préoccupation sociale et hantise d’un tourisme des bourses.

Le Grand-Duché de Luxembourg joue un rôle important dans l’extension des mêmes droits sociaux à tous les citoyens européens à travers les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Et souvent à son corps défendant, puisque ces arrêts sanctionnent une mauvaise application du droit européen ou une violation de ses principes par la législation nationale. Le juge nommé par le Grand-Duché à la CJUE, François Biltgen, aime d’ailleurs à souligner que ce sont des Luxembourgeois, MM. Kohll et Decker, qui ont permis à la CJUE de garantir l’accès aux soins transfrontaliers et de lancer un signal fort pour une Europe des droits.

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