D'après le Code civil, un parent ne peut écarter un enfant de sa succession. Une protection ancrée de longue date mais difficile à accepter pour celui ou celle qui prépare sa succession lorsque les relations n'existent plus. C'est l'impasse qu'a soulignée une pétition déposée à la Chambre des députés il y a quelques mois. Si certains pays commencent à transiger, au Grand-Duché ce principe reste immuable.
Pouvoir disposer de son héritage – et décider qui le recevra et qui ne le recevra pas : c’était la revendication portée par la pétition 3938 déposée en janvier 2026. "Il s'agit de pouvoir léguer librement ses avoirs et biens à un ou plusieurs héritiers sans avoir l'obligation de léguer à un enfant qui par exemple maltraite ses parents ou ignore depuis des années ses parents ou s'est fait adopter en adoption simple par une autre personne tout en gardant le droit à l'héritage ou un enfant étant dans les drogues etc", explique l’auteur de la pétition. Celle-ci a recueilli seulement 111 signatures et n'a donc pas pu être présentée devant la commission des pétitions pour un débat public. Ce qui n'enlève rien à la pertinence de la problématique qu'elle soulève.
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