Des nerfs d'acier

Par Audrey SomnardLex Kleren

L’un des spécialistes mondiaux du déminage réside au Luxembourg. Philippe Houliat fait profiter la communauté internationale de ses 40 ans d’expérience et continue d’intervenir dans le monde entier. A la veille de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines, l’expert nous explique les rouages de son métier.

A mille lieux des têtes brûlées que l’on voit souvent dans les films, Philippe Houliat est calme et posé. Être démineur c’est suivre des protocoles, des règles, pour éviter les risques inutiles et durer dans un métier qui reste dangereux. Après une carrière militaire, une décennie passée auprès d’ONG comme Handicap International, Philippe Houliat a monté sa propre entreprise, avec sa femme, Delphine, ainsi qu’un autre associé, pour intervenir dans le monde entier et former localement les démineurs de demain. Nous avons rencontré Philippe Houliat en début de semaine dans ses bureaux de Junglinster. L’interview avait été reportée car ce dernier a dû partir à la mi-mars en urgence pour une mission en Guinée Equatoriale.

Lëtzebuerger Journal : Vous revenez tout juste de mission. Une explosion d’un dépôt de munitions en Guinée Equatoriale qui a fait plus d’une centaine de morts et 650 blessés. Qui vous a mandaté et qu’avez-vous fait sur place ?

Philippe Houliat : Suite à l’explosion du dépôt de munition, le gouvernement a fait une demande d’assistance internationale, j’ai donc accompagné une mission de l’ONU qui a été mandatée pour évaluer la situation, faire des recommandations pour que la situation ne se reproduise plus, et sensibiliser la population dans ce sens. C’est soit à l’Etat souverain de le faire seul, soit il peut mandater un autre organisme. Très souvent ce genre d’accident est le résultat de petites erreurs mises bout à bout qui provoquent un drame. Aujourd’hui l’on retrouve des débris de munitions sur 7 kilomètres à la ronde. Le gouvernement a pris une bonne décision, c’est-à-dire qu’ils ont mis en place une hotline pour les villageois pour signaler toutes les munitions rencontrées afin qu’elles soient ensuite détruites.

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