Le cafouillage des messages LU-Alert lors de la cyberattaque contre Post l'an dernier a braqué les projecteurs sur le système d'alerte et d'éventuelles failles à corriger. Le Lëtezebuerger Journal vous emmène dans les coulisses de LU-Alert.
Une sonnerie stridente émanant du téléphone vibrant de toutes ses forces, plusieurs fois par jour, c'est un aperçu d'un pays en guerre qu'ont expérimenté bien malgré eux·elles les touristes, notamment luxembourgeois·es, ayant eu la malchance de passer quelques jours à Dubai fin février, lorsque l'Iran a riposté aux missiles américains et israéliens en s'en prenant aux bases américaines situées chez ses voisins.
Cette sonnerie assourdissante avertit d'un danger imminent et figure en tête des moyens utilisés pour prévenir la population d'une menace grave, quelle que soit sa nature. Elle n'a retenti qu'une seule fois au Grand-Duché – et encore, par erreur – et pour cause : le système LU-Alert et son éventail de canaux d'alerte de la population ne date que de l'automne 2024. Il a succédé à l'éphémère GouvAlert, l'application née en 2018 à la suite des crues soudaines qui ont touché le pays le 1er juin. "C'était un premier projet digital avec l'idée d'avoir une application à disposition du gouvernement afin d'alerter la population le plus vite possible", rappelle Alain Becker, directeur général de la sécurité civile au ministère des Affaires intérieures. "L'application reposait sur une technologie moins développée mais l'idée était déjà de regrouper le plus possible d'administrations et entités qui doivent alerter la population, sachant que chaque administration avait son propre système et sa propre application dont certaines existent encore."
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