À la recherche de connexions qui tiennent

Par Sherley De DeurwaerderLex Kleren Changer en anglais pour l'article original

Une simple panne peut couper les gens des services vitaux, les laissant isolés dans un monde interconnecté. Les réponses varient : certaines sont locales et décentralisées, mises en place par des groupes de personnes ; d'autres sont des systèmes de haute technologie mis au point par des entreprises ou des gouvernements. Les deux types de réponse offrent une certaine résilience et répartissent le contrôle de différentes manières.

Vous rappelez-vous juillet 2025, lorsque Post – le plus grand fournisseur de télécommunications du Luxembourg – a été victime d'une panne qui a coupé les connexions internet et téléphoniques ? L'ensemble du réseau a été affecté au point que les résident·e·s ne pouvaient plus joindre les services d'urgence, ce qui a conduit le service national de secours, le CGDIS, à avertir que les appels à la ligne d'urgence ne pouvaient pas être transmis. Ce qui, au départ, a pu apparaître à certain·e·s comme un incident technique s'est progressivement transformé en une source de confusion à l'échelle nationale : Claude Strasser, directeur de la société Post, a d'abord attribué la panne à une erreur logicielle, avant de la décrire, un jour plus tard, comme le résultat d'une cyberattaque "exceptionnellement avancée".

Ce qui n'a duré qu'un après-midi au Luxembourg est une réalité quotidienne dans d'autres parties du monde, et souvent à dessein. En Chine, le Grand Pare-feu bloque régulièrement l'accès aux applications de messagerie et aux moteurs de recherche. En Iran, des coupures d'internet généralisées ont été imposées par intermittence depuis janvier, laissant les citoyen·ne·s dans l'embarras pour trouver des moyens de communiquer. L'Inde a également connu des fermetures répétées ordonnées par l'État, avec des centaines de millions de personnes touchées dans certaines régions lors d'élections ou de manifestations – et la liste est encore longue. Le problème fondamental réside dans le fait que les réseaux de communication sont fragiles et peuvent être délibérément désactivés, brouillés ou censurés, ce qui prive les civil·e·s d'informations et de services essentiels, qu'il s'agisse d'interventions d'urgence, de soins de santé, de transactions financières, d'éducation ou d'administration publique.

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