J'ai deux mots à vous rire - Gare aux garages !

By Claude Frisoni Article only available in French

Dans sa chronique hebdomadaire, et après une rapide étude de marché, Claude Frisoni déclare avoir identifié le créneau le plus porteur pour fonder une entreprise florissante.

Ainsi donc, Jeff Bezos laisse la présidence de son groupe Amazon à un fidèle lieutenant, pour aller faire joujou avec des fusées. Avant son divorce, Bezos était l’homme le plus riche du monde. Après le départ de son ex avec une partie du pactole, eh bien… il l’est resté. Avant la crise du Covid, Bezos était l’homme le plus riche du monde. Depuis la crise du Covid, il l’est encore plus. Avant de décider d’aller faire un tour dans l’espace, Jeff était réputé être l’employeur le plus pourri de la planète. Aucun de ses 800.000 employés américains n’est syndiqué et l’inhumanité d’Amazon envers ses salariés (dont certains doivent porter des couches afin de ne pas perdre de temps à aller pisser durant les heures de travail, sans qu’on sache si les couches sont payées par l’employeur ou à la charge de l’employé), cette inhumanité amazonienne donc, est encore plus réputée que la rapidité de ses livraisons. Si on ajoute que Bezos est le champion du monde de l’évasion fiscale, il se trouve toujours un neuneu libéral pour objecter qu’il crée des emplois. Mais bien sûr… Comme les boss de la mafia napolitaine. Ils ne respectent pas la loi mais créent de l’activité et donc des tas d’emplois. Les braves gens…

Mais Bezos a mauvaise conscience. Il a reconnu que son groupe devait faire mieux pour ses salariés et qu’Amazon deviendrait « le meilleur employeur du monde ». J’en vois, au fond à gauche, dont l’expression trahit un certain scepticisme. C’est fou quand même, cette tendance de ceux qui sont installés tout au fond à gauche, à douter de la sincérité des hommes le plus riche du monde. Pourtant, Bezos dit vrai. Amazon sera un jour le meilleur employeur du monde. Quand il sera devenu le seul, après avoir bouffé ou flingué tous les autres. Quand on a éliminé toute concurrence, on est forcément le seul.

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