Un remix organique

Par Daniel NepgenSteve Ginepri

Dans la région de la Minett marquée par son passé sidérurgique, la nature revient au premier plan, ce qui a été reconnu par les organisateur·rice·s d’Esch2022 qui ont fait de « Remix Nature » un des volets de la capitale européenne de la culture. Gros plan sur le projet « Histoires de serres » à Soleuvre qui s’interroge sur notre rapport à l’environnement et l’importance de la culture sous toutes ses formes.

Il est difficile de s'y retrouver dans le maquis du programme d’Esch2022. Mais si l'on se penche plus attentivement, on découvre de véritables perles. L'une d'entre elles a pris vie dans la rue de Knapp à Soleuvre – à côté d’une piste cyclable et dans la montée vers le célèbre « Zolwerknapp », mais pour le reste loin des yeux du grand public –, dans un bâtiment qui avait presque été reconquis par la nature quand, en 2021, la commune de Sanem l’a remis en état. La capitale européenne de la culture était l’occasion idéale de faire renaître les serres de Soleuvre avec une nouvelle vocation. Contrairement à des lieux institutionnels, cet espace transparent et ouvert sur l’extérieur permet notamment d’attirer un public qui est généralement fermé au dialogue culturel, affirment les deux fondateur·rice·s de Studio d-o-t-s qui ont initié le projet « Histoires de serres » après avoir été sollicité·e·s par la directrice artistique des projets de Sanem, Anna Loporcaro.

Italo-français d’origine, Laura Drouet et Olivier Lacrouts mènent une vie nomade depuis environ un mois et ont l’intention d’habiter encore des mois, voire des années dans leur petit camion. L’idée de base était d’être le plus proche possible de leurs projets pour pouvoir les développer en profondeur, comme ils·elles le font actuellement à Soleuvre. « Le fait de changer de perspective t’appelle à être beaucoup plus curieux par rapport au nouvel environnement dans lequel tu arrives et à poser des questions parfois très naïves, mais qui cassent la routine », affirme Olivier. C’était aussi le plan avant de venir au Luxembourg : se faire contaminer par la réalité des gens et les histoires locales. En buvant un café dans le jardin paisible derrière les serres, Laura – historienne de l’art de formation – et Olivier – qui a étudié le design – expliquent qu’ils veulent faire de cet endroit un lieu hybride où on ne propose pas seulement des expos ou des événements ponctuels, mais qui invite aussi à s’y rendre pour laisser flâner les idées – pour s’arrêter et respirer.

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