J’ai deux mots à vous rire - Vendredi ou l’avis sauvage

Par Claude Frisoni

A l’approche du Black Friday, notre chroniqueur avisé a décidé de profiter des soldes pour acheter à vil prix la conscience de la FIFA.

Il faut s’y faire, l’absence de nouvelle guerre mondiale se terminant par la signature d’un armistice ou de nouveau messie permettant de célébrer sa naissance, sa première dent et son martyre ont laissé au commerce l’exclusivité de la création de nouvelles fêtes. A peine a-t-on fini de ranger les fausses dents de vampire ou les chapeaux de sorcière d'Halloween, qu’avant même de décorer le sapin à l’aide des guirlandes déjà présentes sur les rayons des magasins depuis le 15 août, il convient de fêter la Saint Black Friday. Que fête-t-on à l’occasion de la Saint Black Friday ? La possibilité d’acheter tout ce dont on n’a pas besoin, tout ce qui est inutile ou ne sert à rien, mais moins cher que la semaine précédente. Pas forcément moins cher que le mois précédent car certains commerçants facétieux augmentent artificiellement leurs prix à l’approche de ce fameux vendredi afin de donner l’impression qu’ils les baissent en les ramenant simplement à leur niveau normal.

L’une des originalités du Black Friday c’est qu’on ne le fête pas uniquement le vendredi mais durant une bonne quinzaine de jours, avant et après la date précise. Qui est ? Le vendredi suivant : Thanksgiving. Mais qui donc serait capable de dire quand a lieu Thanksgiving et ce qu’on célèbre ce jour-là ? Qui ? Pas grand monde à part Wikipedia ; je dois reconnaître que cette fête a des origines assez rigolotes. Thanksgiving est une action de grâce visant à remercier les populations indigènes, plus particulièrement les indiens de la tribu des Wampanoags qui sauvèrent des pèlerins anglais de la mort par scorbut en 1610. Ils leur donnèrent de la nourriture puis leur apprirent à chasser et à cultiver du maïs. Fort bien. Et qu’y a-t-il donc de drôle dans cette belle histoire ? Eh bien, après 1610, on prit l’habitude dans le nouveau monde de célébrer la mémoire de cet épisode, en créant même un jour férié en 1941. Fort bien et en quoi est-ce rigolo ? Eh bien après le magnifique épisode de charité des indiens au bénéfice des arrivants blancs, ces derniers ont inventé une façon assez originale de les remercier, en les génocidant.

Accédez à la suite du contenu.

  • Abonnement annuel

    168,00 €
    /an
  • Abonnement mensuel

    15,50 €
    /mois
  • Zukunftsabo pour abonné·e·s en-dessous de l'âge de 26 ans

    90,00 €
    /an

Avez-vous déjà un compte ?

Connectez-vous
Pour ne rien manquer, inscrivez-vous à la newsletter.

Pour finaliser l'inscription, cliquez sur le lien indiqué dans l'e-mail que nous venons de vous envoyer. Vérifiez également votre dossier de courrier indésirable ou spam, en cas de doute. La mise à jour de votre profil Journal peut prendre quelques minutes.

Une erreur est survenue lors de ton inscription à la newsletter. Tu peux nous contacter à abo@journal.lu.

Suivant

Jamais deux sans trois