J’ai deux mots à vous rire - L’histoire se corse…

Par Claude Frisoni

Ceux qui aiment Napoléon peuvent se réjouir qu’on lui rende hommage deux cents ans après sa mort. Ceux qui ne l’aiment pas, peuvent se réjouir qu’on fête le bicentenaire du jour où il a débarrassé le plancher.

Alors que l’humanité hésite entre « tout va mal » et « rien ne va plus » ; alors qu’en Inde on manque de bras, malgré la déesse Shiva, pour soigner des malades toujours plus nombreux ; alors qu’au Tchad ou en Birmanie, les manifestants sont tirés comme au balltrap ; alors que la fonte des glaciers a provoqué un changement de l’axe de rotation de la terre, ce qui explique qu’elle ne tourne plus rond ; alors qu’au Luxembourg, la date du prochain index n’est toujours pas connue… alors donc, que le pire n’est ni devant ni derrière nous mais bien au-dessus, comme un gros nuage noir menaçant, en France, le débat qui anime le pays, c’est : « faut-il ou non commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon » ? Toujours le sens des priorités… Les arguments des partisans de la célébration valent ceux des adversaires de la commémoration mais ce qui m’étonne le plus, c’est l’existence même de la polémique. Car enfin, de quoi s’agit-il ? Du bicentenaire de la mort de Napoléon. Ceux qui aiment le bonhomme peuvent se réjouir qu’on lui rende hommage deux cents ans après sa mort. Ceux qui ne l’aiment pas, peuvent se réjouir qu’on fête le bicentenaire du jour où il a débarrassé le plancher.

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