J'ai deux mots à vous rire - Les mabouls de Kaboul

Par Claude Frisoni

Dans sa chronique hebdomadaire, Claude Frisoni observe une armée américaine qui nous rejoue le film de la chute de Saïgon.

Qui sont-ils, ces mabouls ? Les barbus hystériques qui veulent interdire la musique, les cerfs-volants, le droit pour les femmes d’exister en tant qu’êtres humains, l’éducation des filles, la science, la connaissance, la culture et même la vaccination contre la polio… Bien sûr. Ces obscurantistes repoussants, ces malades mentaux écœurants, ces barbares sanguinaires dégoutants. Mais pas seulement. Pas seulement.

Une armée, réputée la plus puissante du monde, celle qui gagne à tous les coups mais seulement dans les mauvais films, incapable en plus de 20 ans de sécuriser un territoire. Une armée, réputée la plus riche du monde, capable de dépenser plus d’un milliard de dollars par mois, pour former l’armée afghane. Plus d’un milliard par mois. Avec comme résultat que cette prétendue armée afghane, dont les régiments ont déguerpi les uns après les autres devant l’ennemi, n’a pas résisté plus d’une demi-heure aux hordes de talibans mal équipés, mal entrainés, mal formés, mal élevés, mal coiffés et mal rasés. Une armée américaine qui nous rejoue le film de la chute de Saïgon, avec hélicoptères se posant en catastrophe dans les jardins de l’ambassade, soldats protégeant les seuls ressortissants américains, supplétifs indigènes tentant de se glisser parmi les personnels exfiltrés, pagaille monstre, panique générale. Mais pas seulement. Pas seulement…

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