J’ai deux mots à vous rire - Gène sans gêne

Par Claude Frisoni

Notre chroniqueur est gêné par la découverte d’un gène pas génial.

Il se passe parfois des choses mystérieuses sur internet. Ainsi, le site de France TV Info publie l’info suivante : « Hervé Poirier, rédacteur en chef du magazine scientifique Epsiloon détaille aujourd'hui les recherches toutes récentes sur l'intelligence humaine réalisées par une équipe de chercheurs de l'Institut Max-Planck pour le développement des sciences, en Allemagne ». Fort bien. Mais si on clique sur le mot Epsiloon, apparaissant comme un hypertexte dans l’article, histoire d’en savoir plus sur cette revue sans doute parfaitement fiable et crédible, on est redirigé vers un article détaillant les propriétés du Sidénafil, molécule de base du Viagra. Ce qui laisserait à penser que le Viagra est un médicament pour booster l’intelligence, ce qui n ‘est vérifié que pour les machos convaincus que le siège de ladite intelligence se trouve dans leur caleçon.

En revanche, si on clique sur l’Institut Max Planck, on aboutit sur une page en anglais, expliquant qu’il n’existe pas UN Institut Max Planck. Il ne faut pas se décourager mais poursuivre la lecture pour apprendre qu’il existe en réalité une Max Planck Society qui gère plusieurs instituts de recherche en Allemagne et ailleurs. Ça n’est pas pour accabler France TV Info, mais sa démonstration sur l’intelligence commence assez mal.

Ça ne s’arrange pas plus avant dans l’article qui nous explique que ce fameux gène est apparu il y a entre 7 et 10 millions d’années chez un primate et : « son clan s’est agrandi, s’est imposé – nous sommes tous ses ancêtres, Néandertal compris ». Ben voyons. Nous sommes les ancêtres d’un individu qui vivait il y a 7 millions d’années. Lequel était donc forcément notre descendant.

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