Histoires de coalitions

Par Camille FratiLex KlerenEric Engel

Au Grand-Duché l'art de la coalition se pratique sans discontinuer depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec des hauts et des bas. Retour sur un mode de gouvernement singulier et ses subtilités avec trois acteur·rice·s des principaux partis qui y ont contribué ces dernières décennies – Colette Flesch (DP), Marc Spautz (CSV) et Alex Bodry (LSAP).

Les gouvernements de coalition ne sont pas l'apanage de la démocratie luxembourgeoise. Les régimes parlementaires fonctionnant au scrutin proportionnel produisent le plus fréquemment des gouvernements composés de plusieurs partis unis pour le meilleur et pour le pire – jusqu'aux prochaines élections. Au Luxembourg, l'exercice s'est très longtemps pratiqué à deux avec une constante : le CSV comme parti dominant. Ce qui explique le séisme qu'a représenté en 2013 la formation d'un gouvernement à trois sans le premier parti en termes de sièges. Le parti chrétien-social ne l'a d'ailleurs toujours pas digéré même si les propos de ses membres ont perdu en virulence au fil des années. À quelques jours des élections législatives clôturant cette super année électorale, difficile de savoir si l'orange reprendra le dessus face au trio bleu-rouge-vert – et si les partis de la majorité actuelle seront réellement prêts à rempiler en dépit des nombreux signes de désunion.

Plutôt que de retracer le cours des coalitions qui ont dirigé le pays depuis 1945 – un exercice certainement passionnant mais fastidieux –, nous avons opté pour un panorama des figures et avancées marquantes sous le regard de trois témoins privilégiés issus des partis qui ont gouverné ensemble sous différentes configurations de 1945 à 2013 : le CSV, le LSAP et le DP.

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