Face au fléau des polluants chimiques permanents

Par Christian BlockLex Kleren Changer en allemand pour l'article original

Pendant des décennies, les substances PFA ont pu se répandre. Bien que leur accumulation dans l'organisme humain et l'environnement soit problématique, la réglementation de ceux qu’on appelle les « Forever Chemicals » (polluants chimiques permanents) ne progresse que lentement. L'Administration de la gestion de l’eau se prépare à les surveiller dans l'eau potable.

Nous les avons sur nous, nous y étalons notre nourriture ou en badigeonnons notre visage. Elles sont invisibles et séjournent parmi nous depuis bien plus longtemps que nous ne le souhaiterions. Qui sont-elles ? Les substances alkyles perfluorées et polyfluorées (de l'anglais : PFAS). Développés pour la première fois dans les années 1940, ces produits chimiques sont utilisés par les producteurs dans un nombre croissant de domaines de la vie quotidienne.

Jerry Hoffmann est le chef de division du laboratoire de l’Administration de la gestion de l’eau (AGE). En tant que chimiste, il semble exprimer un certain enthousiasme pour les PFAS, développées aux États-Unis, et leurs propriétés. « De par leur structure, ce sont en effet des molécules intéressantes », dit-il. Il s'agit de chaînes de carbone de différentes longueurs, dans lesquelles les atomes d'hydrogène liés aux atomes de carbone sont remplacés en partie (polyfluorés) ou en totalité (perfluorés) par des atomes de fluor. Cette combinaison fait que « les PFAS ne repoussent pas seulement l'eau, mais aussi l'huile, la graisse et la saleté. C'est ce qui rend ces substances si intéressantes pour l'industrie », explique M. Hoffmann. Vêtements d'extérieur, tapis, mousse d'extinction pour les pompiers, gobelets à café, produits en papier ou articles cosmétiques : tous ces objets peuvent contenir des produits chimiques à base de PFAS sans que les consommateur·rice·s ne le sachent forcément. On trouve également ces substances extrêmement résistantes à la chaleur dans la technologie spatiale, l'électronique ou la médecine. Mais cet exemple de ce qui fut un progrès technologique a aussi des zones d’ombres de plus en plus visibles aujourd'hui.

Accédez à la suite du contenu.

  • Abonnement annuel

    168,00 €
    /an
  • Abonnement mensuel

    15,50 €
    /mois
  • Zukunftsabo pour abonné·e·s en-dessous de l'âge de 26 ans

    90,00 €
    /an

Avez-vous déjà un compte ?

Connectez-vous
Pour ne rien manquer, inscrivez-vous à la newsletter.

Pour finaliser l'inscription, cliquez sur le lien indiqué dans l'e-mail que nous venons de vous envoyer. Vérifiez également votre dossier de courrier indésirable ou spam, en cas de doute. La mise à jour de votre profil Journal peut prendre quelques minutes.

Une erreur est survenue lors de votre inscription à la newsletter, veuillez-nous contacter abo@journal.lu.

Suivant

Mäin Element - Guy Fagherazzi