Et toi, il a quel âge ton coloc ?

Par Margaux ColinMike ZenariLex Kleren

Personne âgée et jeune adulte. Drôle de colocation, non ? Et pourtant associations, résidences intergénérationnelles, ou encore start ups en devenir, tou·te·s essaient de se mobiliser pour endiguer un problème majeur au Luxembourg … le logement. Ils·elles expliquent leur fonctionnement et motivation.

La crise du logement se fait ressentir au Grand-Duché, les prix s’envolent et dépassent parfois l’entendement pour un budget étudiant. « Presque tous les étudiants que je connais et qui viennent de l’étranger ont eu ou ont des difficultés à trouver un logement au Luxembourg, c’est plutôt le contraire qui est rare ! », affirme Clémentine Offner, étudiante à l’université du Luxembourg.

Cohabit’age est une association qui porte bien son nom. Son but est simple : promouvoir la cohabitation intergénérationnelle et « répondre à une problématique majeure au Luxembourg », celle du logement. Fondée en 2016, l’association basée à Esch compte trois salarié·e·s et dix bénévoles. Ministère voulait encourager le développement de projets à dimension sociale et solidaire au Luxembourg », se remémore Moussa Seck, un des membres fondateurs de l'asbl et actuel chargé de direction. « Les jeunes sont particulièrement affectés par cette problématique et notamment les étudiants. » C’est en faisant ce constat que l’idée leur est venue : mettre en relation des jeunes et des personnes âgées pour vivre ensemble, une cohabitation intergénérationnelle comme on l’appelle plus communément.

Ce n’est pourtant pas une solution qui convient à tout le monde pour Moussa Seck. Le secret d’une cohabitation réussie, c’est « la motivation, c’est vraiment la clef ». Pour les jeunes, faciles à séduire, c’est souvent une curiosité à expérimenter. Ils·Elles veulent tester une nouvelle forme de cohabitation, souvent habitué·e·s aux fameuses colocs étudiantes. Mais pour les personnes âgées, c’est une tout autre affaire. Avant de se lancer dans une telle démarche, c’est souvent la méfiance qui prend le dessus. « Accueillir une personne que l’on ne connaît pas, devoir partager une part de son intimité », c’est toujours compliqué au début, explique M. Seck. Les personnes âgées ont souvent « leur façon de vivre avec par exemple le repas avant 19h », ce qui est souvent loin des habitudes des plus jeunes. « Il faut convaincre les personnes âgées de l’utilité du projet. »

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