Éditorial - Le logement au détriment de la langue maternelle
Par Misch Pautsch Changer en allemand pour l'article original
Parler est sans doute l'une des facultés les plus fondamentalement humaines. Il est difficile d'imaginer une violence qui réprime l'instinct primaire d'enseigner une langue maternelle à son enfant. Pourtant, les réseaux sociaux et le marché du logement luxembourgeois parviennent même à l'exercer.
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Outre la marche debout et les pouces opposables, l'émergence d'une communication complexe et abstraite via les sons est un moment de l'évolution qui nous a désigné·e·s comme l'espèce dominante sur cette planète. Bien sûr, certains handicaps physiques ou cognitifs rendent cela impossible pour certaines personnes. Mais en tant qu'espèce, le langage nous définit en grande partie (que les représentant·e·s de la sociologie, de la philosophie et des mathématiques me pardonnent, ce sont mes études de linguistique qui parlent).
Pendant des milliers de générations, il était normal que les parents transmettent leur langue à leurs enfants et, à travers eux, le savoir intergénérationnel qui a donné naissance à notre civilisation actuelle très complexe. Parler aux enfants est tellement intuitif que la plupart d'entre nous adaptent instinctivement notre langage à celui de l'enfant à qui nous parlons, même si ce n'est pas le nôtre.
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