Éditorial - La crise derrière la crise
Par Christian Block Changer en allemand pour l'article original
Que les partenaires sociaux parlent "seulement" des conséquences de la guerre en Iran sur la population et l'économie lors des négociations tripartites ou qu'ils abordent la question du salaire minimum et du pouvoir d'achat, ils se retrouveront toujours face à l'unique grand défi : la double crise du logement.
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Parfois, on ne peut s'empêcher de penser que le Luxembourg aime se bercer d'illusions.
Le Grand-Duché aime se présenter comme un pays de diversité et de langues, mais il a du mal à vivre ensemble et à participer.
Il se vante de sa capitale verte et de son caractère rural, mais les espaces vitaux, la faune et la flore sont malmenés.
Il accorde une grande importance à la stabilité politique et à son modèle politique consensuel, mais qu'en est-il du dialogue social ? Eh bien, c'est plus que clair après les mois, les semaines et surtout les discours politiques du 1er mai qui viennent de s'écouler.
Alors que les forces vives se préparent à toute vitesse à la tripartite, on peut aujourd'hui se demander si un sujet fera l'objet de négociations : la crise du logement. En effet, plus l'ordre du jour du premier tour, avancé au 12 mai, est chargé, plus un compromis semble improbable – sans parler de consensus.
Or, il serait désormais important que les partenaires sociaux, contrairement à ce qui s'est passé pour la réforme des retraites, ne se contentent pas de dresser un état des lieux commun, mais parviennent à un accord qui puisse être soutenu par toutes les parties.
Les syndicats (du moins ceux du secteur privé) ont clairement fait savoir que, de leur point de vue, il s'agissait de la tripartite de la "dernière chance" pour préserver le modèle luxembourgeois, comme l'a récemment exprimé le président national du LCGB Patrick Dury. On peut supposer que le gouvernement a entendu le coup de semonce.
Mais une chose est claire : que les partenaires sociaux parlent d'inflation et de pouvoir d'achat, ou de salaire minimum, de sans-abrisme, de resocialisation ou de cohabitation, à la fin de chaque discussion sur la politique sociale au Luxembourg, il y a toujours un thème qui apparaît comme un obstacle infranchissable : l'enfant terrible du logement.
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