Éditorial – Apprendre le "Lëtzebuergesch" : qui devrait, qui doit, qui peut ?
Par Christian Block Changer en allemand pour l'article original
Cet automne, les député·e·s débattront une nouvelle fois de la place de la langue luxembourgeoise. Cette fois-ci, il est question de rendre cette langue obligatoire pour tou·te·s celles et ceux qui vivent ou travaillent ici de manière permanente. La demande semble simple. Ses conséquences, elles, ne le sont pas. Et elle rappelle une pétition qui, il y a dix ans, avait même mis le gouvernement sous pression.
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En octobre, ça recommence : la commission parlementaire des pétitions examinera, lors d'une séance publique, une pétition concernant la langue luxembourgeoise. Son contenu est controversé : toute personne vivant ou travaillant "de manière durable" au Luxembourg devrait être tenue d'apprendre le luxembourgeois.
Cela rappellera peut-être quelque chose à certaines personnes : il y a presque exactement dix ans, une autre pétition concernant le luxembourgeois avait rencontré un tel succès qu'elle avait contraint le gouvernement à réagir et avait également suscité l'intérêt des médias à l'étranger. En l'espace d'une semaine, plus de 10.000 personnes avaient alors apposé leur signature sous la pétition n° 698.
La pétition demandait que le luxembourgeois soit élevé au rang de première langue officielle et d'enseignement, afin de le préserver "de l'extinction" compte tenu de la croissance démographique attendue. Bien qu'on ne puisse pas établir de lien de causalité général entre ces deux éléments, la pétition a touché une corde sensible.
Au final, avec 14.478 signatures, elle a recueilli plus de trois fois le nombre de signatures nécessaires pour une audition publique. C'était déjà un record en soi. Plus remarquable encore, elle a suscité une contre-pétition qui, bien qu'ayant recueilli moins d'un tiers des voix, en a tout de même rassemblé suffisamment pour donner lieu à une audition à la Chambre.
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