Assistante parentale ou crèche ? L'argent ne doit plus être un facteur déterminant
Par Christian Block, Lex Kleren Changer en allemand pour l'article original
Les parents devraient pouvoir choisir librement comment faire garder leurs enfants, mais aujourd'hui, il ne reste plus qu'à peine 300 assistantes parentales au Luxembourg – soit deux fois moins qu'il y a dix ans. Une réforme vise à changer la donne : à l'avenir, les parents paieront le même montant partout et les assistantes parentales gagneront davantage. Inês Pinto, assistante parentale à Rodange, ne sait pas encore si cela suffira.
Inês Pinto débarrasse rapidement le petit-déjeuner et essuie la table d'un coup de chiffon. Elle vient d'accompagner son fils de trois ans à l'école. Il avait attendu avec impatience la rentrée à l'école précoce tout l'été, mais le premier jour d'école, la séparation d'avec sa maman n'a finalement pas été si facile.
Mais ce matin-là, Inês Pinto ne peut pas se permettre de se reposer chez elle. Après l'interview avec le Journal, il lui restera peut-être un peu de temps pour du travail administratif avant de devoir préparer, au plus tard vers 10h30, le déjeuner pour huit personnes au total.
Être sa propre patronne tout en pouvant travailler avec des enfants : c'est ce qui l'a convaincue, il y a douze ans, de se lancer en tant qu'assistante parentale. Elle a des exigences professionnelles pour son accueil. L'espace de vie des petits ressemble à une crèche miniature. Des portraits des enfants ornent le mur. Les étagères regorgent de matériel de bricolage et de crayons de couleur. Dans la salle de bain des enfants, les brosses à dents et les serviettes aux couleurs vives sont alignées les unes à côté des autres.
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