Un silence coupable autour de la République démocratique du Congo

Von Camille FratiLex Kleren Artikel nur auf Französisch verfügbar

Pourquoi la République démocratique du Congo, riche pays de l’Afrique équatoriale, ne fait parler d’elle qu’à travers des rapports de massacres, de violences sexuelles de guerre, de corruption et surtout de la pauvreté de ses habitant·e·s ? Camille Frati a rencontré le documentariste belge Thierry Michel qui retrace 25 ans d’enfer dans son film «L’Empire du silence», sorti au printemps 2022.

«Au Congo, pour devenir général il faut avoir tué 1.000 personnes.» Cette phrase-choc, c’est un prêtre qui la prononce dans le documentaire de Thierry Michel. Une phrase qui dit tout de l’impunité qui règne en RDC, empêchant le pays de tourner le dos à trois décennies de violences et d’exactions.

Le documentariste belge a tourné pas moins de 13 documentaires sur ce pays dont les richesses naturelles, hydrauliques et minières auraient dû faire un champion économique de l’Afrique. Des richesses à l’origine de ses malheurs puisqu’elles suscitent la convoitise à l’intérieur du pays comme à l’extérieur.

Ce cycle infernal, Thierry Michel l’a relaté à travers des portraits – le dernier en date étant celui du Dr Mukwege, «L’homme qui répare les femmes», un gynécologue dont l’hôpital est spécialisé dans l’accompagnement et la reconstruction des femmes victimes de violences sexuelles de guerre. Ce médecin a reçu entretemps le prix Nobel de la paix et c’est lui qui a poussé le réalisateur à rempiler alors qu’il comptait clore son «cycle congolais». Rempiler pour aller aux racines du mal, du côté de ceux qui tirent les ficelles derrière les massacres et les détournements de richesses.

La caméra ne suit plus seulement les victimes, mais se concentre sur leurs bourreaux. Et dévoile l’incapacité de la justice à les rattraper et à les confondre, que ce soit en RDC ou dans l’arène des Nations unies. Aucun tribunal pénal international n’a été formé pour constater, documenter, sanctionner les crimes commis dans le Nord Kivu, et qui se répandent dans les autres régions du pays. La question gêne dans les instances internationales, comme le confirment les témoins interrogé·e·s par Thierry Michel de Washington à Genève en passant par New York. D’ailleurs, la diffusion de son film devant le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu, à Genève, est bloquée depuis un an.

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