J'ai deux mots à vous rire - La malédiction de la tartine beurrée

Von Claude Frisoni Artikel nur auf Französisch verfügbar

Dans sa chronique hebdomadaire, Claude Frisoni se penche sur la Loi de Murphy. C’est elle qui fait que le téléphone n’a plus de batterie ou de réseau dès qu’on doit passer ou recevoir un appel important. C’est encore elle qui fait pleuvoir le week-end.

S’il est une loi scientifique que nul ne devrait songer à contester, c’est bien la fameuse Loi de Murphy, qui stipule que « tout ce qui est susceptible de mal tourner, finira par mal tourner ». Cette implacable loi, qui régit notre vie dans tous ses instants et la pourrit dans tous ses aspects, est parfois formulée de façon légèrement différente. Il arrive en effet qu’on la résume par la formule « Si ça peut foirer, ça va foirer ». Mais c’est sans doute la seule loi qui est prouvée par chaque échec d’une expérience essayant d’en démontrer la justesse. Ce paradoxe est résumé par la formule « Toute tentative de démonstration d’une loi de Murphy quelconque qui échoue, prouve que la loi est exacte ». Cette affirmation est diaboliquement juste et inattaquable. La Loi de Murphy, c’est le succès de l’échec !

On devrait se faire une raison et accepter cette loi sans se poser de question. A-t-on jamais vu quelqu’un dénoncer la gravitation universelle à chaque fois qu’il fait tomber un objet ? Oui, moi, c’est vrai. Mais la chute dudit objet ne serait rien si la fameuse Loi de Murphy ne venait pas s’en mêler. Car que l’objet tombe, on pourrait s’y faire et l’accepter, bon gré mal gré, mais qu’il roule systématiquement hors de portée, qu’il se glisse dans la seule ouverture existant à des kilomètres à la ronde, qu’il se mélange à des milliers d’autres objets ressemblants mais totalement inutiles, qu’il rebondisse pour aller se cacher là où la main de l’homme n’a jamais mis le pied… c’est bien pour respecter la Loi de Murphy et gâcher la journée de l’honnête homme. Devant l’implacable cruauté de la Loi de Murphy, le pauvre être humain ne devrait que faire profil bas et caresser son fer à cheval favori.

Nur für unsere Abonnenten.

  • Jahresabo

    168,00 €
    /Jahr
  • Monatsabo

    15,50 €
    /Monat
  • Zukunftsabo für Abonnenten im Alter von unter 25 Jahren

    90,00 €
    /Jahr

J'ai deux mots à vous rire - La malédiction de la tartine beurrée

2,00 €
/Artikel

Du hast bereits ein Konto?

Einloggen
Jetzt den Newsletter abonnieren und nichts mehr verpassen. 

Weiter

Die Socken werden gut sortiert