J'ai deux mots à vous rire - La cigale… et l’amour fit

Von Claude Frisoni Artikel nur auf Französisch verfügbar

La chronique hebdomadaire de Claude Frisoni. On pourrait penser qu’après leur gigantesque orgie, elles iraient crier famine chez une fourmi voisine, malgré l’affreuse réputation de radine égoïste qui lui colle aux antennes. Mais les cigales se soucient moins de la bise qui est venue, que des bisous qu’elles ont reçus.

Dans le flot ininterrompu de news anxiogènes et déprimantes, il arrive que se glisse une information insolite, moins stressante et parfois même édifiante. On vient ainsi d’apprendre que l’est des États-Unis se prépare à une invasion de cigales zombies. Présentée de cette manière, la nouvelle ne semble guère rassurante. Ça tient à la recherche systématique de sensationnalisme qui caractérise certains rédacteurs de titres. Le vrai nom de la bestiole est Magicicadas septendecim, ce qui est nettement moins effrayant. En réalité, l’animal est totalement inoffensif et ne doit ce nom de zombie qu’à la curieuse destinée qui lui est imposée par la nature.

Magicicadas – vous permettez que je vous appelle Magicicadas ? C’est gentil, merci – est toute petite. À peine trois ou quatre centimètres. Elle « vit » sous forme de nymphe, sous terre, durant 17 ans, avant de prendre son envol. Pendant ces longues années de vie larvaire, Magicicadas se nourrit de racines et de sève, sans se faire remarquer. Et puis, un beau jour, pour peu qu’il fasse plus de 17 degrés et que la nuit ait été peu humide, des milliards de Magicicadas sortent de terre en même temps, envahissant tout et faisant un raffut pas possible. Évidemment, leurs prédateurs se régalent, mais les cigales sont si nombreuses qu’ils sont submergés et totalement incapables de faire face à la multitude. Les innombrables survivantes en profitent pour chanter à tue-tête, danser et se reproduire. Puis, elles meurent. Dix-sept ans de patience pour s’éclater pendant quelques heures, assurer sa descendance et disparaître…

Nur für unsere Abonnenten.

  • Jahresabo

    168,00 €
    /Jahr
  • Monatsabo

    15,50 €
    /Monat
  • Zukunftsabo für Abonnenten im Alter von unter 25 Jahren

    90,00 €
    /Jahr

J'ai deux mots à vous rire 11

2,00 €
/Artikel

Du hast bereits ein Konto?

Einloggen
Jetzt den Newsletter abonnieren und nichts mehr verpassen. 
In welcher Sprache möchtest du den Newsletter erhalten? *

Wenn du den Newsletter des Lëtzebuerger Journal abonnierst, stimmst du der Verarbeitung deiner persönlichen Daten zu - deiner E-Mail-Adresse sowie deiner Sprachpräferenz - um regelmäßig eine Auswahl der zuletzt veröffentlichten Artikel zu erhalten. Mehr Informationen findest du in unserem Rechtshinweis.

Weiter

Außenseiter mit Bildungsauftrag